Etre une bombe… ou pas

Dans la Grande Gare Avant la Vie :
— Et, pour le corps, tu veux quoi, ma petite ?
— Ben, je veux bien être une bombasse !
Le Lutin m’a regardé par dessus ses lunettes de bigleux et il m’a dit :
— OK, ça marche.
Je crois qu’il n’était pas que bigleux, il était sourd aussi. Du coup, il m’a donné un corps… de bombe à retardement.
Avec moi, les médecins ne connaîtront pas la crise du travail.

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Fermeture du service Acquisitions

Après une longue enquête de plusieurs mois, notre comité scientifique est parvenu à quelques conclusions : pour pécho, une femme ne doit pas seulement porter des jupes courtes et avoir de la conversation (non, non, esprits chagrins que vous êtes, la conversation n’est pas toujours un malus), mais elle doit avoir acquis une sorte de codex un peu étrange qui permet au mâle pataud de comprendre qu’il lui plait.
Notre équipe n’a pas pu établir avec précision la nature de cet étonnant codex, mais il a la conviction que cette acquisition demande des efforts.
Le service Investissements-Acquisitions s’est donc à son tour saisi du dossier pour établir la rentabilité de ce modèle et vient de rendre son rapport définitif : si notre sujet d’étude souhaitait « pécho », il lui faudrait déployer des ressources (mieux employées à « glandage » et « farniente »), tout ça pour « tirer quelques coups », avant la conclusion inévitable « les histoires d’amour finissent toujours mal ».
(Oui, bon, OK, toi, lecteur qui suit et a lu jusqu’à là, y’a un biais sémantique puisque l’amour n’existe pas… mais, bon, qui lit vraiment mes billets ALC sur ce blog ???)
Bref, le PDG a pris sa décision : la branche Séduction-Vie sentimentale vient d’être définitivement fermée en ce beau jour de mai 2015, après 42 ans de pertes annuelles répétées.
On murmure dans les couloirs que cette décision de la direction en soulage plus d’un.
Moi, je dirai juste : « Je l’avais bien dit ! »

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Peut-on prendre congé

de sa propre vie ?
Se réveiller un matin d’été
et s’avouer ce qui ne se dit :
je ne suis pas au bon endroit,
je ne suis pas au bon moment.
Je me suis perdu et je te mens,
ma place n’est pas avec toi.

Peut-on prendre congé
quand on a promis de s’aimer ?

C’est un matin qui s’est levé de bonne heure.
Un matin de boulot, aux rues bruyantes et agitées.
Un de ces matins où j’ai peur,
où tu me regardes, où tu as pleuré.

Je suis sorti sans fermer à clé,
en m’excusant de t’avoir aimée.
C’est un de ces matins où j’ai peur,
où je sais que je dois te quitter.
Une page s’est éteinte dans mon cœur,
je dois prendre congé.

Je m’éloigne silencieux,
probablement un peu honteux.
Quelque part, dans le quartier,
il est parti juste bosser.
Il te retrouvera à ton bureau,
il s’arrêtera pour que tu pleures.
Il saura trouver les bons mots.
Il saura relancer ton cœur.

Il ne prend pas la suite de mon congé,
il t’aime sans jamais planifier.
Je n’étais pas au bon endroit,
ma place n’était pas avec toi.

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Retour au néant…

J’ai un pouvoir magique : je fais disparaître des choses.
Là, vous vous dites : oh, trop cool, elle élimine les soucis, les calories… un truc badass comme ça… mais pas du tout 🙁
Je fais juste disparaître des choses au hasard, bonnes ou mauvaises. Par exemple, je prends un nouveau poste et des spécificités liées à ce poste, bonnes ou mauvaises… pouf ! repartent dans le néant o_O

Parallèlement, comme toute bonne rêveuse procrastineuse, je prends régulièrement des bonnes résolutions avec la ferme intention de ne jamais les tenir.
Lire plus, écrire plus, etc.
L’une de ces résolutions, gourmande que je suis, est de réaliser des chroniques culinaires, par exemple sur les adresses que je découvre à travers la ville.
Un jour de bonne motivation, alors que j’étais sortie déjeuner avec deux amis, je me suis attelée à la tâche : j’ai pris des photos de nos plats et, le soir venu, je me suis créé un compte sur Tripadvisor et ai rédigé une petite chro en bonne et due forme.
Le resto a fermé.
Bon, il va être remplacé par un Big Fernand que j’irai tester, mais…

Parmi les quêtes qui me tiennent à cœur, il y a la recherche du kébab délicieux. Et, récemment, sur les conseils d’un pote de Cadette, il semblerait que la Réponse ait été trouvée.
En dégustant l’excellent kébab dans son naan au fromage, je songe : ne devrais-je pas aller poster le résultat de mes recherches sur Tripadvisor ?
Mais un étrange pressentiment me retient… *petite musique angoissante*

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Ta bouche, source de poésie et de baisers

d’où pointent les piques taquines
qui m’assassinent.
Ta bouche, ta langue pimentée
que cherche ma langue énamourée.
Tes yeux rieurs
frondeurs
douce insolence
qui m’élance.
Je devrais fuir
me protéger
ne pas subir
ne pas t’aimer.
Mais ton fouet me caresse
et aiguillonne ma tendresse.
Le regard de mes amis
posé sur ma folie
picote mon esprit.
Leur dirais-je que tu m’enchaînes
que tu m’affrontes, que tu me peines ?
Leur dirais-je que je t’entraîne
que je te prends, que je t’emmène ?
Voudraient-ils me comprendre ?
Accepterais-je de les entendre ?
Sous tes piques assassines
où se redresse mon épine
ton corps m’entraîne et me domine.
Détournez le regard
pour moi, il est trop tard,
sous le flot, je me soumets,
le prix de te baiser.
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En Quête du PC…

C’est en général le samedi soir, quand on est coincée seule devant son PC, qu’on se rappelle qu’on n’a toujours pas trouvé de PC (suivez un peu !).
Pas le vendredi, parce que, le vendredi, c’est soirée JdR ou teuf avec les copines qui s’arrachent, pour quelques heures trop brèves, au mari et aux enfants.
Bref, pas de PC le samedi soir, c’est pas de cavalier donc pas de diner chez les couples qui n’invitent que d’autres couples, ni de diner romantique au resto avec les chandelles et tout le bordel.
Pas de baise non plus, du coup, forcément, mais, ça, c’est pas forcément pire que chez les copines mariées.
Pas de PC, pas de ciné. Et y’a rien à la télé.
Cela dit, ce samedi soir est un peu différent puisque Soeur Jumelle a mis la main sur un élixir d’amour.
Mais une nouvelle question se pose donc : à quoi sert un élixir d’amour ?
Transforme-t-il Vilain-Crapaud-de-la-Compta en PC ou détourne-t-il le PC des autres femmes vers soi ?
La question reste ouverte car le PC est-il bien le PC dans de telles conditions d’acquisition ? Et que peut-on lire sur les petites lignes de la notice ?
Devant tant de mystères, il convient de se poser et de réfléchir.

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Saut…

Nous ne faisons jamais de réel choix.
Quand nous nous retrouvons à un carrefour décisionnel, le contexte, une personne de notre entourage, notre état de santé, les conseils d’un ami… nous poussent dans une direction. Que nous suivons.
Notre seul choix, car il nous en reste un, est celui d’apprendre à sauter.
Au prochain carrefour, quand le petit sentier de terre porte la pancarte « rêve de toute ta vie », nous pouvons décider de quitter une route plus large pour l’emprunter.
Comme nous pouvons choisir de faire une pause pour manger un cornet de frites chaudes avant de repartir.
Il faut juste sauter. Sur l’occasion qui se présente. Sur le rêve qui s’esquisse. Sur le sourire qui s’entraperçoit.
Et tant que tu sautes, tu ne vieillis pas. Oh, évidemment, ton corps craque un peu, deci delà, mais ton esprit rêve, rêve et rêve encore.
Tant que tu sautes.

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Avoir à nouveau vingt ans

Aimer comme une enfant
Être jalouse et possessive
Être naturellement excessive
Te couver, te garder, t’insulter
Te haïr et te baiser

Nous sommes assis sur ce banc
Nous n’avons plus vingt ans
Pas de scènes, pas de larmes
et ton sourire qui me désarme

Qu’as-tu fait de nos passions,
de nos folies, de nos ambitions ?
Tu me regardes, tu me souris,
tu désamorces ma furie

La bête est en cage,
on accusera son grand âge,
mais pris au piège sous les barreaux
tourne et s’emboucle mon cerveau

Coincée sur la bordure
entre « tu dois » et « c’est ainsi »
tant que survit ta triste armure
qui te maintient dans cette vie

Se plier ou refuser,
se soumettre et accepter ?
De quel côté dois-je sauter ?
Aurais-je le courage demandé ?

Avoir à nouveau vingt ans,
ne pas savoir comme une enfant

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L’univers chante

mais tu ne l’entends pas
Un souvenir qui te hante
et qui couvre mes pas
Je suis à tes côtés
ombre fragile et solitaire
Je marche avec l’été
mais ton chagrin me fait taire
Qu’avait-elle que je ne t’offre pas ?
Qu’attends-tu que je n’ai pas ?

On dit que les chagrins d’amour
durent au moins tout le jour
La nuit nous a emportés
mais tu ne l’as pas laissée

Je t’aime, je suis là
L’univers chante
et accompagne mes pas
Ce souvenir qui te hante
m’emporte loin de toi

Adieu, mon triste roi

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Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants (2014)

Ce n’est qu’une fois arrivé à l’âge adulte que l’on comprend (enfin !) que cette phrase, concluant les histoires d’amour, est une licence poétique : elle est fausse, mais c’est ainsi qu’il convient de terminer. Parce que personne n’a envie d’expliquer à ses enfants que, yep, les histoires d’amour finissent toujours mal, que la vie n’est que larmes et sanglots et que les seuls qui ont vraiment tout compris, ce sont les fabricants de mouchoirs en papier.
Personne n’a envie d’expliquer à ses enfants que, yep, il n’aime plus maman, mais c’est parce que les années ont trop passé et que maman n’était pas la princesse charmante. Et que ça pourrait être… tiens, elle, pourquoi pas ? Ou elle ? Ou bien encore elle ? Ou lui ?
Personne n’a envie de savoir ce qui s’est passé ensuite, quand la flamme s’est éteinte, quand la passion est partie. Personne n’a envie d’écrire sur ce monde devenu gris et terne où la solitude de l’isolé se confond avec la solitude de l’accompagné.
Personne.
Il y a carrément des histoires d’amour qu’on n’a même pas envie d’écrire, même en la finissant par une phrase convenue, parce qu’il ne s’est rien passé : ce n’était pas le bon moment, ils n’étaient pas en phase, ils sont restés sur un malentendu, il n’a pas su qu’elle voulait qu’il l’embrasse, elle ne l’a pas rappelé…
Pourtant, c’est à cause d’une de ces histoires, fades, ennuyeuses, tellement bourrées d’incompréhensions qu’on a envie de prendre les deux amants et de leur cogner la face à coup de pelle, pour leur bêtise, leur maladresse, leur existence même qui insulte Cupidon… qu’elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui.
Grise et terne ? Non. Elle rayonne. Elle est sure d’elle. Parce qu’elle n’attend plus rien. Elle n’espère plus. Elle sait qu’elle est seule comme une évidence, si claire, si tranchante, que ceux qui l’approchent se coupent dessus. Elle a forcément des soupirants, mais elle ne les voit pas.
Elle avance.
Nous nous sommes d’abord croisés à la machine à café. Un « bonjour » poli, souriant, parce qu’elle sourit souvent. Comme elle pleure, le soir, parfois, quand elle est seule chez elle. Et plus elle pleure, plus elle sourit.
Puis je l’ai dépannée. Parce qu’elle avait précisément idée de l’outil dont elle avait besoin dans son travail et que personne n’était assez disponible ou, simplement, ne l’entendait. Elle m’a remercié, je l’ai invitée à prendre un café.
Nous sommes devenus amis.
Et puis j’ai commencé à l’aimer.

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J’aime un fantôme qui s’en est allé

Ne reste qu’une frêle image du passé
Cet homme calme et froid
qui a sa voix
son regard lumineux
et dont l’écho trompeur
me rappelle que nous étions deux
Triste ardeur…
Le passé s’est confondu au présent
trainant de faux sentiments
Quel mauvais tour me joue la vie
m’enchaînant le cœur et l’esprit
à une histoire vécue
qui s’est perdue
dont la plus petite étincelle
s’est fait la belle
L’amour ne revient jamais
On croit qu’il a été
et sous le pas lourd
du poids des années
reste ce bruit sourd
de tendres étés
— Tu ne lui dois rien
Apaise ton chagrin
Le spectre sourit
Ça ne signifie pas qu’il vit

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Peut-on croire que l’on a aimé un jour

si l’on n’a connu de chagrin d’amour ?

Ton beau visage froid sourit
Pas une ombre ne glisse
sur sa surface lisse
Pas un bruit, pas un cri
pas le moindre souci
Le silence et la paix
maîtres des lieux
La quiétude est la clé
de tes cieux.

Je pleure, je ris
je souffre et je vis
La douleur tord mes boyaux
la terreur brise mon cerveau

Quand elle sera trop forte
il me faudra la taire
Ce n’est que morte
que je pourrais m’en défaire

Pourquoi ce mal
s’il n’est que disputes et larmes ?
Est-ce vital
de prendre les armes ?

Qui peut aimer
s’il ne combat pas ?
Qui peut respirer
s’il ne lutte pas ?

Mes yeux pleurent,
mais ce n’est pas un leurre :
au travers de leur voile
je vois les étoiles.
Si tu ne souffres pas,
tu ne hurles pas,
tu n’entends pas,
tu ne vis pas.

Comment pourrais-je t’en vouloir ?
Ta froideur construit mon espoir :
mon cœur bat, mon cœur crie
ma douleur est ma vie.

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Quand on pose de mauvaises questions…

… on ne peut avoir que de mauvaises réponses, dit le Sage.
Bien évidemment, s’il fit cette réponse, c’est uniquement parce que son épouse, l’ayant surpris le dard planté dans une autre (si elle vient de le surprendre, elle ne peut être au coeur de l’action, suivez un peu !), lui demanda : « Mais, enfin, mon ami, que faites-vous ? »

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De l’écriture, de l'(auto)édition…

J’ai su que j’étais écrivaine en classe de Sixième, j’avais alors dix ans. Est-ce tôt ? Je ne crois pas. Quand je discute autour de moi, nous sommes nombreux à l’avoir « toujours su ». Mais, à dix ans, il y avait des barrières difficiles à franchir, comme de « tuer un personnage » pour écrire un roman policier1. En Troisième, je me suis enfin vraiment plongée dans l’écriture, enchainant les poèmes, quelques nouvelles et une pièce de théâtre, coécrite avec ma sœur et jamais jouée…

Je n’ai jamais été très « scolaire »2. Pourtant, en Seconde, j’ai eu plaisir à faire un devoir : notre prof de français nous avait demandé de réaliser un recueil de poèmes illustré sur un thème que nous devions choisir. Tandis que mes camarades décidaient de parler d’amour en découpant des photos dans les magazines féminins de leur maman3, j’attaquais l’humour. Point d’internet à l’époque, je fouillais de longues heures au CDI. Et, pour illustrer le tout, je demandais à ma mère de réaliser des illustrations.
Le verdict est tombé : 20/20. Votre travail est parfait, entendis-je en retour. Illustrations originales, travail dactylographié4… C’était ma première anthologie et c’était juste ce que je devais faire : choisir, promouvoir des textes, des auteurs, des illustrations… dans un ensemble où chaque pièce est renforcée par sa mise en valeur dans le tout.
Deux ans plus tard, je réalisais mes premiers fanzines : Des Lyres et des Poètes, avec nouvelles et poèmes de mes camarades de classe, et la Tribune des Vagabonds du Rêve5.

Et c’est ainsi que 24 années sont passées.
J’ai essayé des supports différents (photocopies avec la Tribune, gros tirages papier avec Oxalis, versions numériques…), différents modèles… et j’avoue que, à ce jour, je ne sais même pas si je préfère surtout explorer ou si je préfère trouver 😉
Dans le cadre des Vagabonds du Rêve, je suis en train de finaliser Numéro 4, une anthologie papier et numérique qui marquera le retour de la collection démarrée en 2000 et qui vécut trois numéros.
Et j’espère que les années qui viennent me verront continuer d’explorer, d’essayer, de tenter… de m’émerveiller sur un nouveau procédé, de jouer avec, de voir comment vous le recevrez 😉

Et, là, vous êtes un peu perplexe, vous demandant où je veux enfin en venir6, mais j’ai à peine entamé mon introduction o_O

En 2000, Ayerdhal a créé le collectif le Droit du Serf7 et, en 2012, le SELF8 est sorti de son sommeil.
Pendant des années, je me suis surtout intéressée à l’aspect technique de l’édition9 et, dans le cadre de ce collectif et de ce syndicat, les nombreuses rencontres, les échanges… m’ont permis de regarder l’aspect social avec d’autres yeux.
Concrètement10, par exemple, cela m’a donné envie de mettre en place, pour les Vagabonds, un modèle où, alors que je sais fort bien que nos anthologies ne peuvent être rentables, une rémunération est prévue pour les auteurs.

Bref, mes activités d’écrivaine et d’éditrice (certes bénévole) nourrissent une réflexion et une veille sur l’édition, sur l’écriture… et donc, forcément, sur les nouveaux supports, sur l’auto-édition…
Ne comptez pas sur moi pour prendre parti dans l’affrontement auto-édition vs édition traditionnelle.
Non, tous les éditeurs ne sont pas des escrocs. Non, tous les auto-édités ne produisent pas que de la bouse. Il y a de bons et de mauvais éditeurs comme il y a de bons et de mauvais auto-édités.
Certains auteurs ont besoin d’un accompagnement que seul un éditeur traditionnel peut leur fournir à l’heure actuelle. Certains auteurs n’en ont pas besoin.
Je ne crois pas à l’absolu, aux règles générales, au « c’est forcément comme ça » 😉

Lundi, Brussolo a fait une annonce sur son site (qui n’est plus en ligne à l’heure où j’écris ce billet), mais dont Actualitté s’est fait l’écho et dont tout le monde, forcément, a parlé. L’idée a été développée le mercredi, dans un nouvel article.

Quant à l’autoédition, en presque quarante années en tant qu’auteur, directeur de collection, éditeur, tous les auteurs que j’ai rencontrés m’ont déclaré, un jour : « Ah ! Si seulement je pouvais m’autopublier ! » À une époque, l’aventure était compliquée, coûteuse et très hasardeuse. Beaucoup y ont laissé des plumes. Seuls les très gros best-sellers pouvaient s’offrir ce luxe. Aujourd’hui, grâce à Internet et au livre numérique elle devient plus aisée. Pourquoi bouder cette occasion ?

Ce qui est intéressant, bien évidemment, c’est que des auteurs connus, qui n’ont plus rien à prouver, rappellent que l’auto-édition, non, ça n’a rien de « mal ».

Et puis, aujourd’hui, au détour d’une conversation, une personne s’interroge : elle est à la recherche d’une maison d’édition pour auto-édités.
Posée ainsi, la question peut amuser : le principe même de l’auto-édité est qu’il ne passe justement pas par un éditeur. Mais je comprends l’idée : si l’on s’auto-édite, on a quand même besoin de correcteurs, d’un maquettiste, d’une plateforme de vente11.

  1. Genre que je n’ai jamais cessé d’aimer, même si j’associe maintenant le polar aux longues journées d’été… ↩︎
  2. Même si j’ai mis un pied en fac, un peu par curiosité, surtout sans doute parce que je m’y sentais obligée, je n’ai pas fait d’études supérieures et n’ai donc que le bac. ↩︎
  3. Je viens de griller mon quota de clichés pour les dix prochaines années o_O ↩︎
  4. Sur le TO9 acheté l’année précédente et qui fut un piètre compagnon de jeu, mais où je recopiais tous mes écrits. ↩︎
  5. J’en parle déjà dans un billet daté d’août 2011. ↩︎
  6. Les billets trop longs, faut avouer, c’est super chiant ! (Et on dirait que j’y prends plaisir !) ↩︎
  7. Le Droit du Serf dispose d’un blog et est présent sur Facebook. ↩︎
  8. Le Syndicat des Ecrivains de Langue Française, dont je suis l’actuelle trésorière, dispose également d’un blog et d’un forum où je vous invite à nous rejoindre 🙂 ↩︎
  9. Maquette, impression, grammage du papier… ↩︎
  10. Parce que le concret, c’est le bien ! ↩︎
  11. On dirait que quelqu’une s’est fait un kiff sur les NdBdP… Etrange… ↩︎
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Voyage…

La fin du voyage n’a jamais été l’objectif. Quelque soit le temps mis, le chemin emprunté, elle est prévisible et fatale.
L’objectif, c’est le choix de l’itinéraire, les moments que l’on s’accorde pour observer le paysage, pour s’arrêter à la table d’un café et sourire à un inconnu, les étapes où l’on reste plus longtemps que nécessaire avec une personne, une tâche, un histoire…
Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises décisions, il y a seulement des souvenirs qu’on prendra plaisir à revoir ou, au contraire, qu’on enfouira ou qu’on se repassera jusqu’à les réécrire en entier car ils nous sont honteux ou douloureux.
Demain n’est que l’heure d’après aujourd’hui et on a toujours le temps, juste pas toujours envie de l’accorder.
Le volant est entre nos mains, on a le droit d’éteindre le GPS, de ne pas lire un panneau ou de s’arrêter à l’aire de repos le temps d’un chocolat chaud.

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