Une vie ne suffira pas…

On raconte qu’il existe une époque où une personne cultivée pouvait savoir à peu près tout ce qu’il y avait à savoir en sciences, en arts et en lettres…
Mais, ça, c’était avant 😉

On ne peut que ressentir du vertige face à tout ce qui nous attend, tout ce que nous aimerions explorer et que, probablement, au final, nous n’aurons simplement pas le temps de voir.
Voyager : parcourir tous les continents ou, au moins, voir quelques grandes villes…
Lire tous les romans qu’on nous a conseillés, les recueils…
Ne pas rater les dernières sorties au cinéma et les séries que tout le monde a vues.
Essayer toutes les recettes de cuisine qu’on a notées sur un coin de disque dur, avec l’étape « courses » indispensable qui nous emmène à la recherche d’ingrédients que personne ne vend dans cette ville.
Déjeuner avec nos amis dans un resto qu’on s’est promis d’essayer.
Jouer plusieurs heures à… sans oublier de se laisser embarquer dans une campagne de jeu de rôle. Ou deux.
Ecrire, peindre, photographier… selon l’art qui nous inspire.
Ne pas négliger de refaire sa garde-robe car les trois uniques jeans que l’on possède nous regardent chaque matin avec un œil torve.

Et ne pas négliger de faire de nouvelles rencontres, de lier de nouvelles amitiés…

Thunderbird me prétend que ma boîte de réception contient 1.800 mails (sérieusement ? à lire ? à traiter ? à classer ?).
Dans mes favoris, j’ai noté près d’une centaine de blogs que j’avais envie de suivre (amis, créateurs, curiosités…), mais je n’y mets jamais les pieds. En réalité, je ne lis que quelques billets, quand ils sont relayés au moment précis de la journée où je passe sur un réseau social…

Cette après-midi, la mort dans l’âme, mais gonflée de bonnes résolutions, j’ai retiré de ma petite liste de forums certains d’entre eux. Non pas qu’ils aient perdu toute sympathie à mes yeux, mais il n’est juste pas possible de fréquenter, de manière qualitative, autant de communautés.

Et, au milieu de ce brouhaha plus attirant que le chant d’un millier de sirènes, je ne sais si je dois me féliciter ou enrager que mon budget et ma santé ne me permettent ni de faire le tour du monde ni de goûter à des centaines de plats ni de passer trop d’heures à lire ou sur un écran…
Pas étonnant qu’ensuite, à la retraite, on puisse lâcher qu’on « a le temps de ne rien faire !!! »

Les smartphones, connectés en permanence, rattrapent-ils un peu de ce temps qui nous échappe ?
Malvoyante, dormant 9 heures/nuit, je crois que je ne le vérifierai jamais 😉
En attendant, je termine ce billet alors même que je sais que vous n’aurez pas les quelques secondes pour y jeter un œil et je m’aperçois, fataliste, que ma priorité (hormis bien évidemment la santé et le bonheur de ma famille et de mes proches) est de vous écrire des histoires… que vous ne lirez pas, perdues au milieu de votre pile à lire menaçant d’ensevelir votre bureau.
Ou alors demain…

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Comptes à Rebours

Comme chaque écrivain, j’ai dans ma tête des « univers préférés » qui, au fil des années, s’enrichissent, se transforment…
A l’adolescence et pendant longtemps, l’un d’eux était un monde fantastique où des jeunes femmes (ou jeunes filles, quand on a 15 ans, on ne peut que devenir le maître du monde 😛 ), des sorcières, asservissaient des démons pour devenir… over badass 😀
En 1992 et 1993, j’écris donc deux textes mettant en scène Deirdre (La Belle et le Bête et Cendrillon II : le retour), personnage que je voulais humoristique.
En 1993 toujours, j’ai 20 ans et je continue sur cette lancée délibérément délirante (faire rire est déjà mon envie prioritaire) en déclinant cet univers dans un jeu de rôle : Comptes à Rebours.
Je voulais que les règles soient simples et partais sur la base d’un univers Simulacres et, puisqu’une enveloppe 20 g peut contenir trois feuilles A4, la bête ne devait pas dépasser six pages.
Comptes à Rebours est donc paru en juin 1993, illustré par Hélène Marchetto aka Elwing, qui avait également préparé une petite affiche pour une première version jamais parue 😛
Vous pouvez désormais le télécharger au format PDF en cliquant ICI.

Puis un ami rôliste, Patrick R., se propose pour m’aider à réaliser une version plus ambitieuse, encore plus délirante et…
Le temps passe, j’ai vécu d’autres aventures et cette nouvelle version, à laquelle j’avais donné le nom de code d’In Nomine Scolare/Magna Delirium, n’a jamais vu le jour.
En 1999, j’écris la Dernière (illustrée par Hélène encore), version beaucoup plus mélancolique, et je pense encore développer l’idée en deux versants : triste en littérature, dingue en jeu.
Alors que la saison 3 de Buffy contre les vampires est diffusée sur M6 (donc probablement en 2000 ou 2001), Patrick me convainc que je dois absolument regarder cette série et que je comprendrais pourquoi.
Et c’est là que tout a basculé 😉
Si Buffy est devenue ma série préférée, mon univers fantastique, qui m’avait probablement suivi une bonne quinzaine d’années… ne serait plus jamais comme avant.
En 2011, à 38 ans, j’écris enfin l’Héroïne n’a jamais quarante ans.
Ai-je fini ma boucle ?

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Et voilà pourquoi, monsieur le juge, je n’écrirai pas un roman…

Dîner entre amis.
Après avoir refait le monde et descendu quelques bonnes bouteilles de vin, la discussion devient plus intellectuelle (quand la vie est plus rose, tout est plus sophistiqué) et on s’interroge sur l’Art avec un grand A car, dès demain, Minus, on conquerra l’univers, sans doute possible.
Là, on est unanime : l’Art est multiple, l’Art est divers et, question littérature, tout est beau : poésie, nouvelle, roman…
Et puis chacun rentre chez soi.
Le romancier, inspiré par cette bonne soirée, se remet au taf.
Le nouvelliste, seul devant son ordi, google son nom en espérant le trouver et s’avoue vaincu : il n’a jamais publié aucun roman, il… n’existe pas.
Parce que personne n’a envie de prétendre que le roman pourrait être supérieur à la nouvelle, mais, dans les faits, c’est ce que l’écrivain ressent parce que c’est ce que le monde lui répète à l’envi.
Et le voilà, alors qu’il est nouvelliste, à se rêver romancier : non par conviction ou par envie, mais par besoin de reconnaissance.
Parce que l’écrivain est humain et, comme tout humain, il a besoin de reconnaissance dans son travail.
Il y a un lecteur qui aime lire, mais pas QUE lire.
Certains soirs, il aime regarder une série télé ; d’autres soirs, il aime raider avec sa guilde dans WoW. Quand il a envie de lire, il ne sait où donner de la tête : les bibliothèques de ses amis débordent de titres et, parfois, il reste des heures sans savoir que choisir. Enfin, il pioche un lourd pavé, le commence et le repose, deux heures plus tard, pour rejoindre Morphée. Une semaine, un mois plus tard, à nouveau, il a envie de lire et réouvre le roman commencé et… patatra, il n’est plus immergé, il a même oublié le nom de certains persos.
Je suis humaine (enfin, presque 😛 ), je suis nouvelliste…
Pendant des années, je me suis répétée (mes amis m’ont répété) que la solution à mon besoin de reconnaissance, elle était simple, elle était basique…
Écris un roman, putain, c’est pas sorcier !
Mais je n’ai pas envie d’écrire un roman.
Parce que je n’en ai pas envie tout simplement.
Parce que je n’ai pas envie d’ajouter un nième titre à une liste déjà si longue dans laquelle moi même je ne sais jamais quel prochain livre attaquer.
Parce que j’ai envie d’écrire pour ce lecteur qui cherchait une histoire juste pour passer la soirée.
Parce que j’aime le court, je crois au court, j’ai envie de promouvoir le court… et que cette démarche (militante ?) commence sans doute par s’appliquer à moi-même, non ? 😉
Je me sens bien en 10.000 ou 20.000 signes et j’ai décidé d’explorer le 80.000/100.000 qui correspond assez à un épisode de série télé, le soir, pour finir une belle journée.
Et voilà pourquoi, monsieur le juge, je n’écrirai pas un roman…

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Ce jour-là (bis)

En guise de cadeau d’anniversaire de soi à soi, elle avait décidé de passer cette journée déconnectée. De tout réseau. Elle n’avait allumé ni son ordi, ni même son smartphone.
Aussi, ce n’est que le lendemain qu’elle apprit que l’Apocalypse avait déjà eu lieu.

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Quiche ultra-facile

  • 1 pâte brisée toute prête (230/250 g)
  • 1 petit pot de crème fraîche ou 1 brique de 20 cl de crème liquide et/ou du lait
  • 1 barquette de lardons (100 g)
  • 2 œufs
  • emmental râpé

Faites préchauffer votre four à 200°.
Étalez la pâte dans votre moule à tarte en conservant le papier cuisson qui l’emballe.
Mélangez les œufs, la crème fraîche, les lardons et l’emmental autant que d’envie (j’ajoute du lait au feeling et en fonction de la crème fraîche dont je dispose au départ) et garnissez la pâte.
Faites cuire 35 minutes.

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Love Story

J’aime les histoires d’amour. Vraiment. Ça fait partie des ressorts d’intrigue qui peuvent bien fonctionner et te prendre à parti. J’ai même aimé des comédies sentimentales (je les aime toujours) et lu Orgueil et Préjugés sans y être obligée.
D’ailleurs, je suis assez contente des histoires d’amour que j’ai moi même écrites 😛
J’imagine que cette déclaration peut sembler manquer de modestie, mais, à vrai dire, quand vous mettez vos textes à disposition du public, pour qu’il les lise, c’est bien que vous en êtes content ?

Sauf que…
Le principe d’un ressort d’intrigue, c’est qu’on doit y croire. On doit sursauter, s’exclamer « Oh, ben, merde alors ! », aller vérifier sur Wikipédia se qui se passe ensuite parce que, là, clairement, il est minuit et on n’a pas le temps pour regarder un nouvel épisode…

Je suis une grande fan de Buffy contre les vampires. J’ai adoré son histoire avec Angel, pleuré quand il la quitte à la fin de la saison 3 et… adoré son histoire avec Spike. Whedon a su me convaincre d’adorer un nouveau couple alors que je n’avais pas accroché à Buffy/Riley puisque, dans mon cœur de midinette, aucun partenaire ne pouvait valoir le ténébreux vampire.
Typiquement l’intrigue que je salue et qui me donne envie à mon tour de raconter des histoires.

Par contre, j’ai été plutôt agacée par Bones. Globalement, c’est une série que j’aime bien. Parce que c’est du policier. Parce que Boreanaz est un très bel homme. Parce que j’adore le Dr Brennan et sa façon abrupte de parler à laquelle je m’identifie sans souci (mes amis ne me remercient pas 😛 ).
Il est admis que, dans ce genre de séries, on te plante une intrigue sentimentale entre les deux personnages principaux. Ça me semble toujours un peu trop artificiel : Machin décide de sortir en quelques jours seulement avec l’inconnu de service, mais attend trois/quatre ans pour sortir avec une personne qu’il apprécie vraiment ? Je veux dire : dans la vie, y’a les gens qui prennent leur temps et ceux qui se précipitent d’une histoire à l’autre, mais peut-on être les deux en même temps ?
Malgré tout, je reste bon public. Mais y’a des limites et Bones les franchit allègrement : Booth revient en début de sixième saison en couple, mais le couple vole en éclats aussi facilement qu’il s’est formé et, paf, Brennan et Booth couchent ensemble et elle est enceinte et…
Je continue de regarder parce que c’est une série qu’on aime regarder en famille, mais… tous les fils amoureux ont décroché mon attention.

Et puis… On m’a conseillé et passé Arrow. C’est une série tout à fait pour me plaire : super-héros, action, méchants criminels qu’il faut arrêter…
Et parce que notre héros est avant tout un homme, on case une belle petite idéaliste, toute mimi. OK, c’est le jeu, no soucy.
Sauf que la belle petite n’est pas un cœur à prendre, mais… l’ex ? Hum, ça ne démarre pas fort. Je sais bien qu’il est admis, en fiction, qu’un ex peut être un futur, contrairement à la vie réelle où le mot « ex » garde tout son sens, mais quand même… Passons. C’est son ex parce qu’ils se sont grave disputés ou… ? Non, ce serait trop « facile » : monsieur était fiancé à madame et il l’a trompée avec… sa sœur ? Et pas juste un soir par erreur, parce qu’il avait trop bu, parce qu’ils s’étaient disputés avant ou… Non, il a emmené la sœur en croisière et elle y est restée, morte noyée.
Sérieux, les gars ? Vous voulez vraiment nous bâtir une romance sur de telles fondations ?
Alors, perso, spectatrice lambda, je me dis que madame doit haïr monsieur ou, au moins, le mépriser profondément. Ben, non… Dès les premiers épisodes, ils partagent une glace ensemble, confortablement calés dans le canapé et, au 5e épisode, elle l’embrasse en reconnaissant qu’il reste une attirance entre eux. WTF ? Il lui faut quoi, à madame, pour être dégoûtée d’un mec ???
Ne le prenez pas mal, les gars, mais je vais avoir vraiment beaucoup de mal à m’attacher aux rebondissements sentimentaux d’Oliver Queen…

De toute façon, autant que je me débarrasse de mon cœur de midinette avant que ne sorte Veronica Mars, le film. J’ai aimé la série, ses trois saisons et adoré le couple Veronica/Logan. Pas le genre d’histoires dont on a envie de connaître les « dix ans plus tard »1
Les histoires d’amour ne durent pas et notre travail est de le raconter sans que le lecteur nous en veuille.

  1. Bon… La Cenlivane du futur doit avouer qu’elle a adoré le film malgré tous ces doutes… ↩︎
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Un cadeau tout à fait spécial…

Mandy Semeur de Mirages a réalisé ce portrait…

… et je crois inutile de préciser combien je suis ravie 🙂

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Adolescence, ce cap difficile

Cadette : « C’est simple d’élever un·e ado geek : un ordi par enfant, une bonne connexion internet et une pizzeria à proximité ! »

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Pourquoi éduquer quand on peut supprimer ?

Ce matin, ActuaLitté publie : RIP droit d’auteur : « La solution ‘naturelle’ serait un retour au mécénat ».
Si j’ai tout bien compris (et je n’exclue pas que ce ne soit pas le cas), l’expert interrogé est un… professeur de philosophie. J’avoue que j’ai du mal rien qu’avec ce préambule : pour parler de droit d’auteur, j’attends des auteurs, des experts en droit, en économie… mais en philosophie ?
Passons.
Et résumons :
Comme il n’est plus possible de défendre le droit d’auteur contre le piratage, revenons aux temps jadis où l’auteur avait un mécène.
Tout simplement.

Sérieusement, il fait beau, je suis en vacances… Pourquoi est-ce que je lis ce genre d’articles ? Pur masochisme ?

Argument : autrefois, c’était comme ça.
Et alors ?
Autrefois, il n’y avait pas de machines à laver, pas d’ordinateur, pas de péridurale, pas de…
J’ai tendance à penser que, quand on sort la pancarte « autrefois », c’est qu’on est vraiment à court d’arguments et qu’on en vient à dire des âneries.
Non, pour des tas de bonnes raisons, personne ne veut revenir à autrefois, avec la maladie, l’espérance de vie courte, peu de gens qui savaient lire…
Bref, qui a envie de revenir en arrière par rapport à la Déclaration universelle des droits de l’homme ?

Argument : comme on ne peut pas défendre la propriété des auteurs, abandonnons-la.
Ben, évidemment. Dépossédons ceux qu’on ne peut défendre, ça ira plus vite.
Sérieux ? C’est un argument ?
Ça me fait penser à toutes les bêtises qu’on a entendu sur le piratage, comme s’il avait absorbé toutes les ventes du monde et que l’industrie culturelle s’était écroulée.
Ce n’est pas le cas.
Ou, alors, quand je vais faire un tour à la FNAC, on me projette une réalité virtuelle.

1/ L’industrie culturelle se porte bien. Si les industriels peuvent faire rentrer de l’argent, ils peuvent payer des droits d’auteur.
2/ Le fait que l’on puisse obtenir un bien facilement ne rend pas obsolète le droit de propriété.
3/ Si vous aimez une oeuvre que vous avez piratée, vous allez probablement acheter/offrir une autre oeuvre de l’artiste. Sauf si vous n’avez vraiment pas compris que l’auteur a besoin de vivre, mais, dans ce cas, ben… tant pis. On ne change pas les règles pour une poignée de réfractaires.
4/ Si vous piratez parce que vous n’avez pas de quoi vous offrir des œuvres culturelles, de toute façon, vous n’avez pas d’argent pour le circuit donc le circuit ne perd rien.

« Internet clôt l’ère de l’imprimerie, de la propriété privée intellectuelle et du droit d’auteur […] et nous ramène à la condition de l’auteur et de l’artiste […] sous la protection d’un mécène. »

Non. Internet permet juste à plus de gens de s’exprimer, pour dire n’importe quoi aussi.
Toute cette bataille contre le droit d’auteur, comme s’il nuisait à quelqu’un, ça devient vraiment lourd, très lourd.
Mais autant répondre tranquillement à chaque mauvais argument. Parce qu’il ne suffit pas de répéter une bêtise pour qu’elle devienne une vérité profonde.

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Le temps et les vacances ou les aventures farfelues de Cenlivane l’été

Est-ce génétique ?
Mon grand-père paternel collectionnait les montres et mon père à son tour. Comme il convient de voir grand au fil des générations, je me suis mise à collectionner les horloges.
Bref, je suis fascinée par le temps depuis toute petite, j’adore les histoires de voyages dans le temps (ma nouvelle Un Rêve étrange… est d’ailleurs sur ce thème), de paradoxes temporels, de…
Je me suis déjà penchée sur la distorsion temporelle après 21 heures, mais peut-on passer sous silence la distorsion temporelle que nous subissons aux vacances ?

Le congé, c’est un peu… le petit plaisir à venir qui nous fait tenir au boulot, l’attente, l’anticipation, le « tu vas voir tout ce que je vais faire quand je serai en vacances ! »
Et puis, le temps étant linéaire et allant toujours de l’avant, elles arrivent enfin.
Par principe, tu ne te lèves pas avant 9:00, quoi, c’est les vacances !
A 10:00, tu es devant ton écran, l’œil un peu vague, à regarder ton fil Facebook en sirotant ton deuxième café.
A 11:30, à peine habillée, tu te demandes ce que tu vas faire à déjeuner.
A 13:00, tu es au supermarché, paniquée, parce que tu n’as vraiment plus d’idées pour les repas. Parce que, en vacances, tu n’as pas un seul repas du soir à imaginer, non, mais bien DEUX repas. DEUX par jour !!!
A 15:00, alors que tu charges le lave-vaisselle, un coup d’œil sur l’horloge te fait songer qu’il faudrait que tu prépares le goûter.
Parce que c’est les vacances ! Tu ne vas quand même pas bouffer des plats tout prêts et autres choses non élaborées !!!

A la fin de tes vacances, quand tu reprends le travail, tu as juste fait à manger, fait tourner la machine à laver le linge, passé l’aspirateur et vu deux épisodes de ta série télé préférée.
Et, là, au boulot, dans la poussière grise qui s’est accumulée pendant ton absence, il est à peine 10:00 que tu as déjà répondu à tous tes méls et traité deux dossiers.

Pourquoi ? Est-ce un complot pour que le travailleur aime sa condition ?
Pourquoi aucun roman ne sortira d’aucune de tes périodes de congés ?

Parce que le temps est manipulé.
Par les E.T.
Ou par mon oncle Joe.
Ou par la NSA.

En tout cas, j’ai des preuves : mes horloges cliquettent sur les murs, je vois tout !!!

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Ah, ce domaine public…

Puisque je suis lancée sur le sujet, un petit billet pour conclure cette journée 😉

Numerama a titré : le domaine public est bien une chance pour l’oeuvre.
Et j’ai envie de répondre : même sans chiffre, on aurait pu le deviner.
Le domaine public, c’est des Alice au pays des merveilles, des Sherlock Holmes, Molière… Des classiques qu’on vendra encore pendant longtemps et qui ne sont que sécurité pour l’éditeur qui n’a pas à verser de droits d’auteur et est certain d’avoir un public.

Cette comparaison n’a, tout simplement, pas de sens.
1/ L’auteur d’Alice n’a pas de facture d’électricité à payer (quoique ? dans un monde parallèle ?) ;
2/ il est forcément plus célèbre que n’importe quel auteur moderne qui doit faire sa place au soleil ;
3/ si les auteurs ne sont plus payés, la littérature moderne ne gagnera pas la postérité car… il n’y en aura plus.

Voilà, c’est un peu un coup d’épée dans l’eau car Numerama est un site qui a de l’audience et, moi, je pousse juste un cri d’alarme sur un blog confidentiel.
Mais, au moins, je l’ai dit.
A force de tout confondre, de se tromper de combats, on fonce dans le mur.
Les auteurs sont amalgamés aux grosses sociétés et ce sont eux qui paieront les pots cassés.
Mais Cassandre était une sibylle, ça a dû déteindre sur moi…

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L’oeuvre littéraire, résultat d’un travail…

Normalement, dans mes bonnes résolutions à moi que j’ai, y’avait noté « essayer de ne pas dire deux fois la même chose ». A l’oral, j’en suis bien incapable et mes amis ont menacé plusieurs fois de m’étrangler, mais, sur ce blog, je comptais bien y arriver, ne serait-ce qu’avec la fonction « recherche » 😛
J’avais donc écrit, en septembre 2012, qu’écrivain était un métier. C’est une petite chose banale et évidente, mais ça ne faisait pas de mal de l’écrire noir sur blanc.

Vendredi, je répondais à Calimaq au sujet d’un billet qu’il avait publié sur son blog et il m’a répondu à son tour, dans les commentaires. Et, dans sa réponse, il file un lien : l’interview d’un auteur pseudomisé Pouhiou.
Comme je suis curieuse et en vacances, je suis allée voir et je me suis figée :

Enfin, j’ai pris conscience, vivant moi-même à l’époque d’allocations Assedic, que tous les artistes que je connais créaient sur de l’argent solidaire. Retraite, cours et boulots associatifs, fonctionnariat, intermittence, art et emplois subventionnés, souscriptions (l’ancêtre du crowdfunding). Le temps pour créer, on le dégage toujours sur des plans et de l’argent mis en commun. On ne l’a jamais vraiment mais on le prend sur ce qu’on peut. Si ce temps, cet argent me vient de la communauté, pourquoi ne pas lui rendre ce qui s’y est produit ?

J’imagine que le retraité, qui a bossé toute sa vie et peut enfin profiter du fruit de son labeur, appréciera.
Pour ma part, je vais la jouer solo et me contenter de rappeler qu’être fonctionnaire (mais vous pouvez mettre ici « intermittent du spectacle » ou…) n’est pas un « plan pour profiter de l’argent commun », mais un emploi pour gagner honnêtement sa vie, nourrir sa famille, payer l’eau et l’électricité…
Quand l’écrivain est à son boulot de fonctionnaire, il fait son boulot. Pour lequel il est rémunéré.
Quand il écrit et qu’il a un autre travail, c’est sur son « temps de loisir », temps qui est à lui. Tout seul.
C’est déjà souvent délicat à gérer car avoir deux métiers n’est pas évident, mais je ne sais pas ce qui me fait le plus réagir, de l’idée que le fonctionnaire est un glandeur payé à ne rien faire ou que l’écrivain est un profiteur qui abuse d’un système…

Enfin, dans sa réponse, Calimaq avait un mot de fin :

Hannah Arendt a écrit dans Condition de l’homme moderne : « Nous avons transformé l’œuvre en travail ». Dans son esprit, c’est une catastrophe pour la civilisation.

J’ignore le contexte de cette déclaration donc ne me prononcerait pas sur elle sans savoir, mais, clairement, je nous invite tous à défendre notre travail, à le faire respecter en tant que tel.
L’écrivain est un travailleur qui a des droits.

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Le Domaine Public Vivant…

… mais… POURQUOI ?

Suite à mon billet publié un peu plus tôt dans la journée, des liens ont été filés lors de discussions et je les ai suivis et…
Si ma procrastination naturelle ne m’en empêche pas et les vacances aidant, il est possible que j’essaie de causer plus largement des problématiques autour du droit d’auteur.

Le temps de ce billet, je vais revenir sur un article publié il y a deux jours : Reconnaître le Domaine Public Volontaire sans fragiliser l’auteur dans les contrats d’édition (Réponse à la SGDL).
Une réponse à une réponse, en somme 😉

Actuellement, il existe un système : les licences Creative Commons. Et elles sont expliquées en détail sur un site dédié.
Le concept est tout bête, mais bien pratique : l’auteur annonce, sur la publication de son oeuvre, l’usage qui peut en être fait, si l’oeuvre peut être reproduite, modifiée, etc.
A côté de ce système avec un étiquetage simplifié, il reste le traditionnel échange de courrier : vous êtes libre, en tant que créateur, de contacter un autre créateur et de lui demander l’autorisation de travailler/modifier/que-sais-je une de ses créations. C’est ce qui est arrivé récemment à une amie qui a été contactée par un étudiant étranger qui souhaitait faire une BD à partir de l’un de ses textes.

Bref, nous avons une situation convenable, qui fonctionne, mais qui ne convient visiblement pas à tout le monde puisque Calimaq souhaite que l’auteur puisse laisser son oeuvre dans le domaine public… et ne jamais revenir en arrière. En mariage sans le droit de divorcer en quelque sorte.

La SGDL est certainement dans son rôle en recommandant la prudence au législateur et personne ne veut de fragiliser le statut des auteurs. Mais les traiter obstinément comme des éternels mineurs, incapables de faire des choix raisonnés concernant la diffusion des leurs créations, n’est pas un bon service à rendre au droit d’auteur lui-même.

Et je réponds juste « oui, mais non ! ».
Le droit à l’erreur, le droit de changer d’avis… ce n’est pas considéré une personne comme un « éternel mineur », cet argument n’est pas sérieux. On a le droit de se tromper ou de, juste, changer.

Alors je demande juste POURQUOI ?
Pourquoi vouloir changer une loi, qui ne pose pas de souci, pour fragiliser encore plus les auteurs en leur interdisant la possibilité de changer d’avis ?

Il est temps qu’on se réveille, qu’on dise juste « non » à tous ceux qui veulent changer un système pour que nous soyons les seuls perdants.
Nous sommes propriétaires de notre travail. Nous sommes libres d’en faire ce que nous voulons, aussi bien de le cacher dans un tiroir que de le mettre à la libre disposition des autres, de le publier sur du papier rose ou chez le gros méchant Amazon.
Nous sommes propriétaires du fruit de notre labeur.
Merde.

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Le droit d’auteur est en danger…

… et ce danger vient de trop d’endroits différents pour que ça n’en devienne pas inquiétant.

Il est menacé par l’Etat lui-même et sa loi sur les indisponibles. On en a parlé sur plusieurs supports, je regrette un peu de ne pas avoir pris le temps de m’en faire vraiment l’écho ici.

Il est hélas aussi menacé par des gens pleins de bonne volonté (mais ne dit-on pas que l’Enfer est pavé de bonnes intentions ?) et j’en parlais un peu dans un billet daté de septembre en rappelant qu’écrivain est un métier.
L’idée qui circule, qui enfle et… qui m’inquiète désormais, c’est cette idée de « réduire le droit d’auteur ».
A titre d’exemple, Numerama s’en faisait l’écho mercredi. (1)

Alors, déjà, quand on parle de ce droit d’auteur, à quoi fait-on référence en pratique ?
Mon but n’est pas de répondre d’une façon « parfaite », mais « pratique » : dans la pratique, donc, ça veut dire que, si j’écris un livre aujourd’hui et que vous le lisez dans vingt ans, dans vingt ans, vous allez l’acheter un certain prix n et, sur cette somme n, un pourcentage me reviendra. Parce que vous « profitez » de mon travail, qu’il vous apporte plaisir, joie ou que-je-sais quand vous lisez.
Parce que nous vivons dans une société où l’on considère que c’est normal de profiter du fruit de son travail, qu’on fasse des économies, qu’on rembourse un prêt immobilier…
Le droit d’auteur, donc, est valable 70 ans après la mort de l’auteur : il peut profiter de son travail sa vie durant et ses héritiers pendant 70 ans, ce qui est peut-être long ou pas, mais le débat n’est hélas pas là…

Le débat qui a lieu en ce moment veut retirer le droit d’auteur durant le vivant de l’écrivain.
Comme si vous remboursiez un prêt immobilier et que, brusquement, on vienne vous voir en vous disant que vous avez assez profité de cette maison que vous avez payée et que vous devez la rendre à la communauté.
Ceux-là même qui veulent réduire le droit d’auteur sont-ils prêts à rendre leurs biens ?

Concrètement, si le droit d’auteur est réduit de 20 ans après publication, j’ai 40 ans, je publie un roman et, à 60 ans, attendant ma petite retraite bien méritée, je suis dépossédée de mon bien, sans raison, parce que c’est un roman et pas une maison.
Et le lecteur serait vraiment réticent à me laisser un ou deux euros à la lecture ? Je ne crois pas…
Je ne sais pas les intérêts de qui cette idée croit défendre, mais elle ne fait que du tort à des travailleurs souhaitant vivre de leur travail, honnête, et je doute qu’un lecteur refuse de payer pour un livre qu’il a envie de lire (parce que la somme qui revient à l’auteur sera de 2 ou 3 € tout au plus, pas de 20 !).

Dans la pratique, si je sais que je vais être dépossédée de mes droits dans 20 ans, je ne publierais plus sans assurance d’un profit immédiat, donc adieu aux petits éditeurs. Pourquoi risquer de « manger mon capital vente » (déjà faible) pour vendre 100 ou 200 exemplaires ? Je garderais mes écrits pour un cercle de privilégiés, choisis par mes soins, et ne lâcherais ma prose qu’à un gros éditeur à gros tirages.
Tant pis pour les lecteurs, curieux, puisqu’un tel système m’obligera à attendre des lancements très commerciaux pour « sortir en public ».
Car un roman ou un recueil, ça n’est pas un produit consommable avec DLC. Il peut ne trouver son public, son « moment »… que des années plus tard. Tout simplement, par exemple, quand l’auteur devient connu et qu’on (re)découvre ses premières œuvres.

Déposséder le créateur, lui faire peur et le presser, ce n’est pas ma vision de l’art.
Carrément pas.
J’aime savoir qu’il existe de petits éditeurs, qu’il se publie de la poésie, de la nouvelle…
J’aime ce système qui m’assure la variété et la place pour toutes les formes d’art et de littérature.

Réduire le droit d’auteur à 20 ans (2) après publication, c’est
– déposséder un travailleur ;
– et lui faire peur. Lui faire douter qu’il soit jamais temps de publier.

Parce qu’une création littéraire/artistique n’est pas un bien public, mais le fruit du travail d’un auteur.
Les auteurs font la littérature, les romans et nouvelles que nous aimons lire. Pourquoi voudrait-on les punir ?
Pourquoi ne travaillons-nous pas à des mesures qui, au contraire, les encouragent, les soutiennent, leur donnent envie de nous donner le meilleur d’eux-mêmes ?

Voilà, depuis le temps que je voulais prendre le temps de parler de ça, c’est chose faite.
Faites tourner, parlez-en, ne laisser pas les artistes sans protection !

Et je vais quand même conclure en rappelant le deuxième alinéa de l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :

Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur.

(1) Est-ce que « Ceux vivant de la rente du droit d’auteur verront en revanche leur avantage s’effondrer » a un sens pour quelqu’un ? o_O
Il n’existe aucune « rente du droit d’auteur », ça ressemble à un beau contresens, mais lequel… Le mystère s’épaissit, mais notre envoyée spéciale ne s’endormira-t-elle pas avant de le résoudre ?
(2) 20 ans en littérature, ce n’est pas 20 ans en informatique ou en mode, c’est vraiment peanuts. Un exemple ? Le premier volume du Trône de Fer, qui a le succès qu’on connait aujourd’hui est paru en 1996, soit il y a 17 ans !

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Week-end à la Japan Expo

Ainsi que je l’annonçais fin mai, j’avais prévu d’aller à la Japan Expo pour la première fois, Japan Expo qui a absorbé la Comic Con.
En introduction, je vais laisser la parole à Stéphane Gallay (et un lien vers ses photos) qui, contrairement à moi, est familier de l’évènement et en parle sur son blog.
Je reprendrais facilement son propos à mon compte : le côté « Japan Expo », j’avoue que je n’aurais pas traversé la France juste pour ça ; la Comic Con, par contre, yep, ça me parle beaucoup plus 😉
Alors : du jeu vidéo, du jeu de rôle, du manga, des costumes… Clairement, l’endroit avait toutes les raisons d’attirer la geek que je suis 😉

En me rendant à Geekopolis, un mois plus tôt, je m’étais dit que je comparerais les deux manifestations : venir à Paris pour un moment geek, OK, mais lequel ?
Clairement, si Geekopolis avait pour lui le soin apporté aux décors, à la présentation… la Japan Expo l’emporte sur
– les dates : au début des vacances scolaires, ça peut convenir à pas mal de monde ;
– le prix de l’entrée : plus grand et moins cher, ça n’est pas anodin ;
– la situation géographique.
N’étant pas du coin, je ne connaissais pas le parc des expositions de Villepinte, mais j’ai été conquise par la praticité du lieu : atterrissage à Roissy, deux stations de RER et on y est. Clairement, quand on vient de Nice (au hasard 😛 ), on peut faire ça dans la journée sans une organisation monstre et ça n’est pas rien.

Bon, je commence donc par le décor, qui est ici le gros point faible : juste un hangar démesuré et des tas et des tas de stands. Geekopolis affichait plus d’ambitions, d’envie d’immersion…

La foule, la foule, la foule…

Bref, hormis cette absence de décor…
Alors qu’il y avait une foule vraiment très impressionnante, nous n’avons pas fait la queue pour entrer et, s’il y avait de l’attente à certaines animations et des passages difficiles dans une foule pressée, pour le monde présent, ça restait quand même très convenable : la clim’ était là (heureusement, je n’ose imaginer la même situation sans) et il y avait de nombreux espaces pour se poser par terre et manger son sandwich.

La foule, donc.
J’ai été impressionnée. Ça fait sans doute petite provinciale, mais je n’avais jamais vu autant de monde. Du monde venu pour de « mauvais genres ».
Beaucoup de personnes costumées et les plus réussies étaient arrêtées par les autres qui prenaient des photos.
Plein de panneaux « free hugs »… Le geek est-il en manque d’affection ?
Et des stands à ne pas avoir le temps d’en faire le tour.

Qui n’aime pas les Lego ?

Il y avait des costumes de toute sorte (mangas, médiévaux…), des T-shirts sympas, des goodies à la pelle, des créateurs de bijoux, de costumes…
Un espace amateur avec des fanzines, beaucoup de fanzines… de mangas.
Des Youtubers, des web-séries…
Un espace jeu de rôle, un espace grandeur-nature, un espace figurines…
Des expositions.
Une convention Buffy beaucoup trop chère.

Et seulement deux éditeurs de littérature : Bragelonne et l’Homme Sans Nom.
Et je dois avouer que cette absence de la littérature m’a laissée un peu sur le c… : au milieu de cet espace gigantesque complètement dédié à l’imaginaire, où le jeu, la BD, la vidéo… pouvaient trouver leur place, la littérature n’a pas fait son nid.
On m’a dit que les stands étaient trop chers, pas assez rentables, que les visiteurs de la Japan Expo ne seraient pas intéressés… mais j’avoue que ça me laisse perplexe : si le public des littératures SFFF est quelque part, il est forcément là, au milieu de ces milliers de personnes amatrices d’imaginaire, venues sans doute d’un peu partout, avec un budget confortable.
Bref, j’imagine qu’il n’est pas évident de rivaliser avec un tel évènement et je ne peux donc que vous conseillez d’y faire un tour une année prochaine si vous ne connaissez pas (en prévoyant un petit budget costume/bijoux/goodies pour ne pas repartir les mains vides).

Notre envoyée spéciale avant d’embarquer à bord du Tardis !

Quant à la littérature, si elle ne se fait pas un nid au milieu d’autant de geeks, c’est qu’on a loupé quelque chose. Vraiment.
On se réjouit quand on capte quelques centaines de lecteurs alors qu’ils sont des milliers à rêver d’autres mondes.

(Hop, j’ajoute un lien vers l’album photo de Samantha Bailly, une autrice en dédicace 😉 )

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